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Les peintures de l’église St-Maurice à St-Jean-St-Maurice-sur-Loire

Mardi 18 avril 2017

Nous nous retrouvons une dizaine de participants à 14 h sur le parking de la Cure à St-Jean-St-Maurice-sur-Loire. Nous sommes accueillis par Madame Barbeyrin, notre guide. 2 heures de visite dont le thème principal est : Peintures de l’église. Le temps est ensoleillé mais froid, nous avons un joli point de vue sur la campagne verdoyante ; les conditions sont excellentes pour une bonne visite.
Madame Rabeyrin nous présente l’association des Amis de St jean St Maurice sur Loire, ses activités (visites du village, publications, expositions…) adresse de leur site :

www.les-amis-42155.com

Elle nous donne des informations détaillées sur la Cure : presbytère habité jusqu’en 1972, transformé depuis 2009 en pôle culturel et touristique par la communauté de communes de l’ouest roannais. Depuis, de nouveaux bâtiments ont été construits, et en 2015 Roannais Agglomération inaugurait « la pépinière des Métiers d’Art » qui abrite pour l’instant 4 ateliers d’art.

Rappel historique.
A l’origine, St-Jean était un hameau de St-Maurice-sur-Loire, puis St Jean a grossi et en 1874 est créé la commune de St Jean le Puy. Les deux communes sont séparées jusqu’en 2007, date à laquelle, après 2 référendums et d’âpres discussions les 2 communes sont réunies pour constituer la commune de St-Jean-St-Maurice-sur-Loire.

Le Village.
Un document produit vers 1450 montre que le bourg médiéval de St-Maurice ne s’est pas profondément transformé.
Le village s’articule autour du donjon qui domine toute la vallée. On devine plusieurs fortifications qui entouraient et protégeaient le château féodal. 3 portes dont 2 subsistent permettaient d’entrer dans l’enceinte. La 2e porte nommée Porte du Ris Serpentin, du nom de la petite rivière qui coule en dessous du village, est surmontée d’une échauguette.
Nous n’aurons pas le temps de monter à la Tour mais Madame Rabeyrin nous en donne une description détaillée. J’ai retenu la hauteur de 17 m ; l’accès se faisait à plusieurs mètres au-dessus du sol, et le rez-de-chaussée était aveugle et servait de réserve à grains.
Nous poursuivons la visite qui nous amène à l’église, ancienne chapelle du château des Seigneurs de St-Maurice. Elle date du XIIe siècle, église romane de dimensions modestes qui n’a pas de caractère architectural particulier. Elle a été modifiée au XVIe siècle : un bas côté a été construit sur le côté Nord.

St Jacques

 

A l’extérieur on peut observer une petite ouverture sur la façade Sud découverte lors d’une 1ère restauration en 1999, qui a permis de mettre à jour une fresque de St-Jacques de Compostelle.
A l’intérieur de l’église nous observons cette peinture du XIIIe siècle qui représente St-Jacques avec tous ses attributs : le chapeau, la pèlerine, le bâton de pèlerin (le bourdon) dans la main droite et, dans la gauche, les épîtres  de St-Jacques. Les pieds du marcheur sont remarquables par la longueur : ils sont le symbole de la distance à parcourir sur le chemin qui relie Cluny au Puy-en-Velay, et conduit après à St-Jacques-de-Compostelle.

 

Puis nous approchons du chœur recouvert de peintures murales qui datent aussi du XIIIe. Ces peintures ont été découvertes en 2 temps : 1912 et 1920. Joseph Déchelette a immédiatement fait classer celles de 1912, et ce n’est qu’en 1924 que celles de la 2ème découvertes seront à leur tour classées.
Ces peintures racontent une histoire, véritable « bande dessinée » découpée en registre, séparée par des frises. Chaque tableau évoque une scène biblique dans un ordre chronologique.
Madame Rabeyrin nous donne une lecture très riche de chaque tableau sur le côté droit de la voûte :
  - la Genèse de l’Ancien Testament
  - création d’Adam et Ève
  - le Fruit défendu
et sur le côté gauche :
  - l’Annonciation
  - la Visitation
  - la Nativité
Une grande partie des peintures du chœur évoque l’histoire d’Hérode :
  - adoration des Mages
  - le massacre des Saints Innocents
  - la fuite en Égypte avec un intéressant commentaire sur la légende du Semeur
Au fond du chœur :
  - le tableau de St-Nicolas, patron des bateliers
  - St-Maurice, patron du village
Dans chaque tableau, il y a des observations pertinentes que Madame Rabyrin nous aide à découvrir et montrent la richesse de ces peintures. Ce n’est pas seulement une histoire mais aussi les mises en valeur de symboles que seule une lecture personnelle ou guidée peut révéler.
Pour terminer la visite, arrêt et commentaires devant les vitraux de l’église façade Nord, réalisés par le Maître Verrier Théodore-Gérard Hanssen.
Merci à notre guide pour cette excellente et intéressante visite.

Denise Ducros

DIAPORAMA
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