Moteur de recherche interne     

EXPOSITION « BIJOUX INSPIRES » 

Octobre 2017 – janvier 2018 - Musée Joseph Déchelette – Roanne

logo

A propos de l’exposition « Bijoux inspirés », le musée Joseph Déchelette a offert aux Amis du Musée et de la Médiathèque deux moments complémentaires et passionnants : la visite guidée avec Alexandra Brondex chargée de la coordination de l’exposition suivie de la « Lecture d’une œuvre » présentée par Cécile Contassot.

« Bijoux inspirés » inspirés à qui ? inspirés par quoi ? bijoux pour qui ? En fait une exposition en lien avec la 5ème biennale des bijoutiers créateurs (24 au 26 novembre 2017 à La Cure - Saint Jean-Saint Maurice). Les responsables du musée ont eu l’idée de proposer à des bijoutiers d’art des objets des collections, de factures, d’origines, d’époques très diverses et de leur demander de s’en inspirer pour produire une ou plusieurs œuvres d’art.  

Qui a vu un pangolin ? Eh bien, il y en a un au Musée Joseph Déchelette, naturalisé  et très bien conservé, une aquarelle de Jean Rouppert datant de l’époque où il travaillait pour Emile Gallé, une hache polie du néolithique, un vase à collerette en galuchat, le portrait non signé d’un noble espagnol, un vase grec à figures noires sur fond rouge, achat de Joseph Déchelette à Syracuse lors d’un voyage en Sicile… en tout, 14 pièces qui ont inspirées à 21 artistes des créations originales. Les matériaux utilisés, le métal, le verre mais aussi la porcelaine que l’invitée d’honneur Zhou Yiyan, fascinée par les cercles dans la culture chinoise, développe dans des sculptures objets à porter comme des bijoux.   

 Dans sa « Lecture d’une œuvre » Cécile Contassot a mis en résonnance le petit vase sigillé fabriqué à Lezoux au 1er siècle de notre ère et retrouvé dans la nécropole de Roanne  en 1991 et un vase de Pierre Bayle  fabriqué lui aussi selon la technique de la terre sigillée.

détail

Ce qui intéresse cet artiste céramiste, à l’origine de la résurrection de la sigillée dans la deuxième moitié du XXème siècle, c’est essentiellement la technique du vernissage qu’il reprend des romains,  procédé par application de couches successives d’une barbotine d’argile très fine ou engobe puis cuissons successives et enfumage. Il obtient ainsi des pièces à l’aspect lisse et satiné, noires ou claires colorées de rose et de jaune, telles que le vase qui nous est présenté ce soir.

Outre ce vase, le musée possède 4 œuvres de Pierre Bayle dont un gobelet et un vase Maya.


Les visiteurs de passage dans l’exposition ont pu se sentir un peu désorientés par l’absence d’explications. Le petit groupe des Amis du Musée et de la Médiathèque a d’autant plus  apprécié les deux rencontres qui ont apporté un éclairage complémentaire sur l’exposition.

Anne-Marie Berrod

 


bas de page