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Conférence de Bernard Christophe « Les grands couverts : architecture rurale »

Jeudi 16 mai 2013

Dans le cadre de Histoire… histoires, les Amis du Musée et de la Médiathèque avaient invité Bernard Christophe à venir parler d’un sujet auquel il s’est particulièrement intéressé : les grands couverts.
Un secteur de l’architecture rurale mal connu, peut-être parce qu’il est un peu technique, nous a prévenu d’entrée de jeu le conférencier.

Contrairement aux idées reçues un grand couvert n'est pas un bâtiment où tout se trouve sous le même toit (hommes, bêtes et matériel). Il s'agit d'une construction agricole appartenant à un grand domaine seigneurial ou bourgeois inspiré des granges « dimières » bénédictines ou cisterciennes et qui remonte peut-être au XIII° siècle mais dont les exemplaires existants (plusieurs dizaines) sont tous postérieurs aux guerres de religion. Ils sont donc datés des XVIIème et XVIIIème siècles car après la révolution on ne peut plus parler de grands couverts mais simplement de granges XIXème.

Quand est-il dans la région ? L’abbé Mancey, curé de Coutouvre, relève que les paysans utilisent le terme de « grand couvert » pour désigner une grande surface couverte à usage agricole avec, plus rarement, une partie réservée à l’habitation.
Si l’appellation n’est pas réservée à notre région [en Ile de France on trouve de grands bâtiments recouverts d’un toit à forte pente posé sur une charpente complexe] les grands couverts y sont chez nous bien typiques et très présents.
L’évolution de la structure suivra l’évolution de l’utilisation de ces bâtiments : toits à 4 pans, à 2 pans et 2 croupes le plus souvent de faible pente, une porte charretière, une porte d’étable et une porte piétonne… Les matériaux de construction varient : une ossature en bois reliée par des murs en pisé ou en parpaings de pisé, en briques, en pierres… Le bois utilisé pour la charpente est souvent de haute futaie mais parfois de réemploi, ce qui rend la datation difficile.

grand couvertNombre de ces bâtiments sont à l’abandon. Mais on en trouve encore ici ou là, quelques uns en bon état, à Saint Hilaire, Saint Germain Lespinasse, Mably…

Pour se faire une bonne idée d’un grand couvert, le mieux est d’aller sur le terrain.

Merci à Bernard Christophe de nous avoir fait partager sa passion pour ce patrimoine.

Anne-Marie Berrod

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