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Joseph Déchelette



Né le 8 janvier 1862, dans une famille d'industriels roannais, après huit années d'internat chez les Maristes de Saint-Chamond, et un an de service militaire à Saint-Etienne, Joseph Déchelette entre comme représentant dans la firme paternelle.

Pendant ses vacances de collégien, son oncle Bulliot, érudit membre de la Société Eduenne de Mâcon, l'a initié à l'archéologie, l'art et l'histoire.

Admis à La Diana en 1884, il participe assidûment aux activités de cette société archéologique et historique, recensant, identifiant et préservant les antiquités foreziennes, entre deux tournées commerciales. Il sillonne le département. Devenu correspondant du Ministère et inspecteur de la Société Française d'Archéologie, il peut ainsi faire sauvegarder le patrimoine. Citons l'abside de Saint-Sixte, les peintures de Sainte-Croix, les fresques de Saint-Bonnet-le-Château, la chapelle Notre-Dame-de-Laval, et le cloître de Charlieu…

En 1892, il est nommé conservateur adjoint du musée de Roanne qui est alors logé sous les combles de la mairie. Cette même année, il hérite la richissime bibliothèque d'Auguste Chaverondier, archiviste de la Loire. Pour loger ce trésor, il achète l'hôtel de Valence (notre actuel Musée : ci-contre carte postale du début des années 1900) et fait aménager l'ancienne orangerie. Il continuera à enrichir cette bibliothèque jusqu'à sa mort.

Il publie plusieurs ouvrages qui font autorité : "Peintures murales du Moyen-âge et de la Renaissance en Forez" "Les vases céramiques ornés de la Gaulle romaine". Il commandite des fouilles sur le site du cimetière gallo-romain de la rue Saint-Jean et de la Livatte. Les objets déposés au musée évoquent la vie de la cité aux trois premiers siècles de notre ère.

Infatigable, il a repris depuis 1897 les fouilles du Mont Beuvray que son oncle Bulliot a menées pendant vingt-huit ans.

En 1899, il abandonne toute activité industrielle pour se consacrer à la rédaction de son œuvre monumentale: "Le Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine", qui le fait reconnaître comme le maître incontesté de la protohistoire.

La première guerre mondiale mettra fin précocement à son incessante activité. Volontaire pour le front, malgré ses cinquante-deux ans, il est tué à Vingré le 3 octobre 1914.

Biographie par les Amis de St-Jean-St-Maurice-sur-Loire

 

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